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AVENTURES DE MEMOIRE auprès de groupes professionnels, ou habitants d'un même quartier en vue de témoignages oraux, de chansons, de récits ou chroniques de vie à écrire, à mettre en ondes, à éditer, etc...
Démarche impressionniste mettant en jeu rencontres, parole, écoute, en vue d'une réélaboration subjective, souvent polyphonique, dans une quête qui s'autorise le mode poétique (1).
Voici le projet inlassable qui anime tous ces chantiers :
que la mémoire de l'un puisse éveiller la mémoire d'un autre. Que la mémoire d'un groupe aussi particularisé soit-il, puisse mettre en résonance la mémoire d'un groupe plus grand, plus loin, au-delà du paysage familier, et rejoindre au plus intime celle d'un inconnu.
Première aventure : à Dieppe, avec un petit groupe de marins-pêcheurs voués au chômage. Mise à jour des souvenirs du métier et rencontres pour en témoigner avec les habitants de la ville, en particulier les collégiens et les lycéens. Chantier de douze mois avec la complicité de la Cité de la Mer et de la Médiathèque Renoir. 1994-1995.
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Deuxième aventure : à Fécamp, avec des femmes en grande difficulté. De la mémoire immédiate à la plus enfouie. Le parcours aboutit à un long récit-croisière qui se raconte au Bar de la Criée. Chantier d'une année avec la complicité de la Scène Nationale de Fécamp et la CAF. 1995-1996.
Troisième aventure : à La Courneuve, Cité des 4000, avant la démolition de la Barre Renoir. Faire émerger la mémoire, pour tisser la chronique d'une tranche de vie dans un lieu voué à l'effacement. Affiches, cartes postales, gazettes circulent dans la ville, des textes sont "rappés" et jalonnent le parcours qui aboutira à la publication d'un livre distribué en Juin 2000, à la veille de l'implosion de la Barre Renoir : La Courneuve, rue Renoir... avant démolition.
Chantier de trois ans avec la complicité de la Médiathèque John Lennon et du Centre Culturel dans le cadre du Grand Projet Urbain. De 1997 à 2000.
Quatrième aventure : à Poitiers, dans un vieux quartier, on se souvient du temps où les enfants jouaient sur la place, où les draps séchaient entre les tilleuls.
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Retrouvailles en chair et en os avec les acteurs de la vie publique des années 40-50: la marchande de peaux de lapins, le photographe qui a tiré le portrait de tous les enfants, soldats, mariés...
Cartes postales, cahiers, émissions de radio, expositions, et de nombreuses fêtes ont ponctué la progression de ce chantier de mémoire. 2001 à 2003. (Mécénat Fondation de France, France-Télécom, DRAC et Ville de Poitiers). |
(1) Article sur le collectage «Une parole qui n’a aucun compte à rendre» publié dans la revue «La Parole» Nov 2006
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